Conversion
Conversion du gaz naturel à l’électricité
Remplacer une fournaise au gaz par une thermopompe centrale. Vos conduits sont déjà là, les aides d’Hydro-Québec sont substantielles — mais ce n’est pas le bon choix pour toutes les maisons.
Pourquoi des propriétaires font le saut
Le nombre de conversions du gaz vers l’électricité augmente dans le West Island, pour trois raisons concrètes.
Vos conduits existent déjà. C’est l’avantage décisif d’une maison chauffée au gaz. La thermopompe centrale se raccorde au réseau de conduits en place — il n’y a rien à percer dans les murs, rien à reconstruire. Une maison chauffée aux plinthes électriques, elle, doit faire installer tout un réseau de distribution : c’est un tout autre chantier.
Les aides financières visent précisément ce cas. Le programme LogisVert d’Hydro-Québec s’applique au remplacement d’un système de chauffage existant par un appareil électrique homologué. Une maison au gaz naturel qui passe à la thermopompe correspond exactement à cette situation.
Un seul appareil pour les deux saisons. Si votre climatiseur approche lui aussi de la fin de sa vie, vous êtes devant deux remplacements. La thermopompe n’en demande qu’un.
Ce que la conversion implique réellement
1. L’évaluation
Un conseiller vient calculer la charge thermique de la maison, examiner les conduits et — le point le plus important — vérifier votre panneau électrique.
2. La capacité électrique
C’est ici que la plupart des projets se décident. Une maison chauffée au gaz n’a jamais eu besoin d’une grande capacité électrique : beaucoup de maisons du West Island construites avant les années 1980 ont encore une entrée de 100 A.
Ajouter une thermopompe et son chauffage d’appoint peut dépasser cette capacité, surtout si vous avez aussi un chauffe-eau électrique ou une borne de recharge.
Notre électricien licencié fait cette évaluation dans le cadre du projet. Si une mise à niveau à 200 A est nécessaire, elle est chiffrée dans la soumission — pas découverte le jour de l’installation.
3. L’installation
Retrait de la fournaise au gaz, installation de l’unité intérieure sur les conduits existants, mise en place de l’unité extérieure, raccordements frigorifiques et électriques, mise en service et équilibrage.
Comptez deux à trois jours si le panneau n’a pas à être touché.
4. Le chauffage d’appoint
Au Québec, un chauffage d’appoint reste obligatoire. Dans une conversion, il est généralement électrique et intégré au système. Il couvre les journées les plus froides de l’hiver, quand la capacité de la thermopompe diminue.
Ce n’est pas un aveu de faiblesse de la thermopompe : c’est la façon dont ces systèmes sont conçus.
Ce que nous vous dirons si la conversion n’est pas pour vous
Nous installons aussi des fournaises au gaz, et nous sommes partenaire certifié Énergir depuis les années 1970. Nous n’avons donc aucune raison de pousser tout le monde vers l’électricité.
Une conversion est rarement le bon choix quand :
- Votre fournaise au gaz a moins de dix ans et fonctionne bien. Vous jetteriez une décennie de valeur restante.
- Le panneau électrique demande une mise à niveau majeure que le projet ne justifie pas à lui seul.
- Votre maison est mal isolée. Isoler d’abord, convertir ensuite : une thermopompe dimensionnée pour une maison qui fuit est une thermopompe trop grosse et trop chère.
Dans ces cas-là, nous vous le dirons — et nous chiffrerons le remplacement au gaz.
L’estimation qu’on vous remet
Vous recevez les deux scénarios côte à côte : le coût d’un remplacement au gaz, le coût d’une conversion à l’électricité, les subventions applicables à chacun, et notre estimation de l’effet sur vos factures annuelles à partir de votre consommation réelle.
C’est cette comparaison qui permet de décider. Pas un argumentaire.
Questions fréquentes
Est-ce que je peux garder ma fournaise au gaz en appoint ?
Techniquement, un système bi-énergie existe. Mais attention : les programmes d’aide d’Hydro-Québec visent le remplacement d’un chauffage à combustible par un système électrique, et un appareil alimenté au gaz naturel n’est pas admissible. Conserver la fournaise au gaz change donc l’équation financière. Nous vous expliquons les deux scénarios avec leurs chiffres respectifs.
Ma facture d’électricité va-t-elle exploser ?
Elle augmente, forcément, puisque le chauffage passe de l’un à l’autre. Ce qui compte est le total des deux factures. Une thermopompe livre deux à trois fois plus de chaleur par kilowattheure qu’une plinthe, et le tarif résidentiel d’Hydro-Québec est parmi les plus bas en Amérique du Nord. Nous faisons l’estimation à partir de votre consommation réelle des douze derniers mois, pas d’une moyenne théorique.
Combien de temps prennent les travaux ?
Deux à trois jours dans la plupart des cas : retrait de la fournaise, installation de l’unité intérieure et de l’unité extérieure, raccordements électriques et mise en service. S’il faut mettre à niveau l’entrée électrique, il faut compter la coordination avec Hydro-Québec, ce qui allonge le calendrier de quelques semaines.
Que devient le raccordement au gaz ?
Si vous n’avez plus aucun appareil au gaz — chauffe-eau, cuisinière, foyer — vous pouvez demander à Énergir de fermer le compte et de retirer le compteur. Beaucoup de propriétaires conservent le gaz pour la cuisinière ou le chauffe-eau ; dans ce cas le raccordement reste, mais le chauffage n’est plus alimenté au gaz.
Est-ce que ça vaut la peine si ma fournaise est encore bonne ?
Rarement. Une fournaise au gaz de moins de dix ans en bon état a encore une bonne décennie devant elle, et la remplacer maintenant revient à jeter cette valeur. Le bon moment pour une conversion est celui où l’appareil arrive de toute façon en fin de vie — ou lorsque vous devez remplacer le climatiseur, puisqu’une thermopompe fait les deux.
Parlons de votre projet
Un de nos conseillers se déplace chez vous, mesure ce qu’il faut mesurer et vous explique vos options — sans frais et sans pression.
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